* Jean-Baptiste CHARRAS (1810-1865) officier,... - Lot 40 - Nouvelle Etude

Lot 40
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300 - 400 EUR
* Jean-Baptiste CHARRAS (1810-1865) officier,... - Lot 40 - Nouvelle Etude
* Jean-Baptiste CHARRAS (1810-1865) officier, il s’illustra en Algérie ; homme politique républicain, opposant à l’Empire, il mourut en exil. L.A., Bâle 30 mai 1862, [au colonel Aimé LAUSSEDAT] ; 4 pages in-8.

Belle lettre d’exil, sur Victor Hugo et Les Misérables. Il le remercie de ses paroles dans leur terrible épreuve. Il parle longuement de la douloureuse maladie de leur ami Kestner, qui a séjourné un mois chez lui ; elle n’a changé en rien sa fermeté de caractère, sa bonté, sa simplicité et son patriotisme… « Que dis-tu de HUGO continuant la légende Césarienne, Napoléonienne, réhabilitant le prêtre, le moine, le mouchard, et arrangeant l’histoire en conséquence ? Il y a un tollé général parmi nos amis, à Paris et ailleurs […] Dix ou quinze fois je me suis mis à la lecture de cette demi-douzaine de volumes et, tout autant de fois, le livre m’est tombé des mains. Pour moi ce ne sont pas Les Misérables, mais Les Déplorables ». Il convient qu’il y a quelques belles pages, « mais combien de mauvaises ! Quant à la donnée même, […] Hugo, à force d’exagérations, de non-sens et de contresens et de contrevérités, l’a faite fausse. C’est triste, fort triste. Le livre se vend mal, me dit-on à Paris, très bien en province – en Suisse, pas du tout »… Il termine par la politique : « L’opinion des politiques à Paris est que l’empire se dégrade à vue d’œil. Je le crois, mais il y a des machines détraquées qui vont longtemps »…
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