Calligraphie coranique exécutée devant le Sultan Abdülmecid - Lot 104

Lot 104
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Estimation :
800 - 1200 EUR
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Calligraphie coranique exécutée devant le Sultan Abdülmecid - Lot 104
Calligraphie coranique exécutée devant le Sultan Abdülmecid (r. 1839-61), Turquie ottomane, datée 1263 H / 1846, signée Mustafa ‘Izzet Calligraphie arabe sur papier de 9 lignes horizontales en écriture naskhi et 7 lignes obliques en écriture ta’liq. Le texte, ponctué de deux médaillons floraux enluminés à l’or et en polychromie, est extrait du Coran : Sourate al-Hajj, XXII, versets 28-32. Le texte en ta’liq dans le coin inférieur droit indique que cette calligraphie a été réalisée par al-Hajj Mustafa ‘Izzet devant le deuxième Prince des Croyants ‘Abd al-Majid Khan en 1263 H / 1846. Montée en page d’album sur papier cartonné légèrement bleuté avec des bordures dorées. Sous cadre. Dim. calligraphie à vue : 17,8 x 8,6 cm ; dim. cadre : 29,8 x 20,6 cm Traces de montage sur la marge, infimes taches. Mustafa ‘Izzet Efendi (1801 – 1876) fut un grand artiste ottoman du XIXe siècle. Compositeur et musicien accompli, il fut remarqué par le sultan Mahmud II qui l’invita à étudier à la cour sultanienne pendant trois ans. Il se forma à la calligraphie sous l’égide de Mustafa Wasif et Yesarizade Mustafa Izzet Efendi. Bien qu’apprécié du sultan, il quitta le faste mais aussi les exigences de la vie de cour pour une vie mystique. Plus tard, il fut réintégré à la Sublime Porte par le successeur de Mahmud II, Abdülmecid, qui lui confia des fonctions dans la justice et la religion. En 1850, il fut nommé maître de calligraphie des princes royaux. Il fut à l’origine de l’école Kadiasker et eut plusieurs étudiants dont Muhammad Shafiq. Son travail sur papier est connu dans plusieurs collections, comme un Coran daté 1253 H de la collection Sakip Sabanci d’Istanbul ou un autre daté 1259 H du musée des Arts Turcs et Islamiques d’Istanbul (n°408). On lui doit aussi des inscriptions monumentales notamment à Hagia Sophia ou la mosquée Sinan Pasha. Sur notre page, la mention de la copie du texte devant le sultan Abdülmecid souligne la place particulièrement importante du calligraphe à la cour ottomane et le lien qui a pu l’unir avec les sultans. Cette formulation apparaît sur une qita signée de sa main vendue chez Christie’s à Londres le 6 octobre 2011 (lot 262). Expert : Camille CELIER
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